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Temple de Chêne

route de Chêne 153, 1224 Chêne-Bougeries

Restauration

Toiture - Horloge - Mosaïque - Boiseries

 
janvier 2007 novembre 2008

Le temple de Chêne, dessiné en 1756 par Jean-Louis Calandrini, mathématicien et physicien, est conçu sur un plan elliptique. Il est précédé d’un avant-corps rectangulaire, occupé sur toute sa largeur par un portique à colonnade toscane dont le dessin légèrement mouvementé signale les deux entrées. La façade est couronnée d’un fronton cintré à larges ailerons encadrant une horloge à cadran bleu et or. Un clocheton de plan octogonal avec toiture à l’impériale s’élève bien au-dessus du toit de la nef. L’intérieur austère de forme elliptique est éclairé de six baies en plein cintre. Il possède une galerie et des bancs disposés en amphithéâtre autour de la chaire. Caractéristique d’une architecture typiquement protestante, le temple de Chêne est avec les temples de Chêne-Pâquier, de la Chaux de Fond et de Saint-Sulpice, l’un des quatre rares édifices entièrement ellipsoïdaux.

Construit en 1758, l’édifice célébrera en 2008 son 250ème anniversaire. Cependant, son état est préoccupant et des travaux conséquents sont nécessaires afin d’assurer sa sauvegarde. A cet effet, des interventions ont été programmées selon les phases suivantes :

Première phase : suite à l’apparition de fissures du côté nord-est sur le mur d’enceinte, il s’avère nécessaire de compléter les travaux qui ont été réalisés en 2004 du côté nord-ouest. En effet, d’importantes fissures dans la nef consécutives à des tassements de terrain ont nécessité une confortation des murs par des injections de résine sous les fondations. Un mur souterrain a également été mis en place, côté nord-ouest, afin de faire barrage aux racines des chênes bordant le chemin Louis-Segond.

Le constat actuel de fissuration confirme la nécessité d’entreprendre des travaux complémentaires, similaires à ceux effectués, sur le reste du périmètre de l’enceinte afin d’obtenir une assise homogène au niveau des fondations.

Deuxième phase : une restauration intérieure est programmée dont l’impact sera considérable sur la préservation et la mise en valeur de l’édifice. Les bancs cintrés, uniques en Suisse romande avec leurs inscriptions en laiton, la chaire avec son baldaquin, les boiseries, les portes, les vitraux, la galerie supérieure avec son garde corps galbé et les éléments en plâtre seront restaurés avec minutie et dans les règles de l’art. Les revêtements de murs et de plafond seront rafraîchis et l’orgue sera entièrement révisé.

Une rénovation complète des installations techniques qui arrivent en fin de vie est aussi prévue. Les conditions thermiques, l’acoustique, l’éclairage, la sécurité et la consommation d’énergie seront étudiées et mises en œuvre avec le concours de spécialistes. Dans l’ensemble, les installations de chauffage, de ventilation et d’électricité sont obsolètes et ne répondent plus aux normes de sécurité et d’énergie. Un examen met en évidence une mauvaise répartition du chauffage, une absence de régénération de l’air, ainsi qu’une détérioration de l’orgue et des boiseries par un assèchement excessif de l’air ambiant. Les travaux prévus concernent l’installation d’un chauffage en basse température par le sol et le remplacement de la chaudière à gaz. Pour assainir l’air de la nef et augmenter rapidement la température, un système de ventilation discret sera installé. Il sera équipé d’un récupérateur de chaleur, d’une prise d’air neuf et d’un humidificateur permettant de réguler automatiquement le taux d’humidité.

Troisième phase : les travaux extérieurs seront effectués en complément à la restauration de 1988 et consécutivement aux désordres statiques sur les murs. L’enveloppe de l’édifice sera traitée en douceur. Il est prévu de réviser la couverture en toiture et les ferblanteries sur le clocher et le portique d’entrée. La façade principale et les retours latéraux, où la pierre domine, seront traités avec un soin particulier. Sur l’ensemble de l’édifice, les encadrements, les seuils et les cordons seront restaurés. Les crépis fusés seront refaits, les fissures seront colmatées. Les portes, les fenêtres et les boiseries seront restaurées. L‘éclairage des accès et de mise en valeur de l’édifice sera rénové. Enfin, le sol pavé devant l’entrée principale sera partiellement restauré.

Suivi des travaux en images